21 mai 2009
Une nuit sur son épaule
Je l'ai regardé sourire
Il m'a parlé de la vie
Maintenant je peux m'endormir
Une nuit sur son épaule
Une nuit sur son épaule
Je le veux calme et tranquille
Je le veux tout simplement
Je voudrais qu'il s'abandonne
Une nuit sur mon épaule
Une nuit sur mon épaule
Je lui dédie mes sourires
Et même tous mes éclats de voix
Il me donne sans me le dire
La violence de son regard
Voilà
Tout simplement
Je l'aime
Quand je lui joue du piano
Ses cheveux caressent mon dos
Je lui donnerais ma musique
Une nuit sur son épaule
Une nuit sur son épaule
08 mars 2009
Conversation sur cam
Refilou et moi ne nous étions encore jamais vu. Nous passions beaucoup de temps ensemble sur Msn. Le soir nous adorions (et nous adorons toujours!) nous retrouver pour de longues conversations. A travers ces premiers échanges, nous nous découvrions. Peut-être déjà étions nous en train de tomber amoureux l'un de l'autre? Le plaisir était immense... Cette nuit là, la nuit du 25 septembre. Notre désir l'un de l'autre nous a amené loin. Nous avions l'image de nos cams pour nous contempler.... Mais ces mots que mon roi laissaient filer sous ses doigts n'ont fait qu'attiser l'ardeur de mon plaisir.
Les voici dans leur intégralité.
Le 26 septembre dans l'après-midi, enfin nos corps se sont trouvés. Nous nous rencontrions. Nous ne nous quittons plus. Quand nos corps se séparent, nos coeurs restent indéfectiblement soudés...
| 25/09/2008 | 00:47:17 | Refilou | Pikabo |
oui caresse toi doucement | ||||
| 25/09/2008 | 00:47:33 | Refilou | Pikabo | comme moi je le ferai | ||||
| 25/09/2008 | 00:48:01 | Refilou | Pikabo | humm | ||||
| 25/09/2008 | 00:48:37 | Refilou | Pikabo | je pincerai tes petits tetons | ||||
| 25/09/2008 | 00:49:07 | Refilou | Pikabo | puis descendrai sur ton ventre | ||||
| 25/09/2008 | 00:49:35 | Refilou | Pikabo | ma langue dans ton nombril | ||||
| 25/09/2008 | 00:49:48 | Refilou | Pikabo | oui la | ||||
| 25/09/2008 | 00:50:11 | Refilou | Pikabo | j'aime lecher le nombril | ||||
| 25/09/2008 | 00:50:44 | Refilou | Pikabo | et je descend doucement jusqu'au bas ventre | ||||
| 25/09/2008 | 00:51:09 | Refilou | Pikabo | oui la | ||||
| 25/09/2008 | 00:51:31 | Refilou | Pikabo | je me rapproche de ton sexe mais sans y penetrer | ||||
| 25/09/2008 | 00:51:58 | Refilou | Pikabo | ma langue s'arrete à chaque fois au début de ta fente et remonte | ||||
| 25/09/2008 | 00:52:42 | Refilou | Pikabo | et redescends et finis par se glisser à l'interieur | ||||
| 25/09/2008 | 00:53:11 | Refilou | Pikabo | j'ecarte te s levres et penetre doucement | ||||
| 25/09/2008 | 00:54:01 | Refilou | Pikabo | et te leche j'adore | ||||
| 25/09/2008 | 00:54:47 | Refilou | Pikabo | oui ecarte pour m'aider | ||||
| 25/09/2008 | 00:55:30 | Refilou | Pikabo | je te suce et tu te laisse aller completement | ||||
| 25/09/2008 | 00:56:57 | Refilou | Pikabo | vas y encore | ||||
| 25/09/2008 | 00:58:02 | Refilou | Pikabo | c bon t'arretes pas | ||||
| 25/09/2008 | 00:58:45 | Refilou | Pikabo | je veux que tu mouilles pour moi | ||||
| 25/09/2008 | 00:59:50 | Refilou | Pikabo | je veux que tu inondes ma langue | ||||
| 25/09/2008 | 01:00:35 | Refilou | Pikabo | je m'essuie le visage avec ton jus | ||||
| 25/09/2008 | 01:01:21 | Refilou | Pikabo | je le bois je le sens je sens ton odeur | ||||
| 25/09/2008 | 01:02:26 | Refilou | Pikabo | j'adore ton jus | ||||
| 25/09/2008 | 01:03:39 | Refilou | Pikabo | montre moi comme tu es humide | ||||
| 25/09/2008 | 01:06:08 | Refilou | Pikabo | je te suce | ||||
| 25/09/2008 | 01:06:52 | Refilou | Pikabo | j'aime | ||||
| 25/09/2008 | 01:07:06 | Refilou | Pikabo | je te sens d'ici | ||||
| 25/09/2008 | 01:08:29 | Refilou | Pikabo | tu aimes? | ||||
| 25/09/2008 | 01:08:45 | Pikabo | Refilou | tu m'as fait jouir mon chéri |
30 janvier 2009
Par ce que (Montaigne)
Si on me presse de dire pourquoy je l'aymoys,
je sens que cela ne se peut exprimer, qu'en respondant: Par ce que c'estait luy, par ce que c'estoit moy.
Il y a au delà de tout mon discours, et de ce que j'en puis dire particulirement, je ne sçay quelle force inexplicable et fatale, médiatrice de cette union. Nous nous cherchions avant que de nous estre veus.
Montaigne, Les essais - 1580 (Livre I, chapitre XXVIII )
17 janvier 2009
L'envie
Cette envie lancinante
Que tu connais déjà
Cette envie là
Celle d'un autre corps
Autre que le tien
Celle de ce corps là
A jamais féminin
Cueillir à ses lèvres
Le fruit de mon désir
Y puiser la sève
D'un baiser exalté
Partir en escapade
En total abandon
Explorer les taillis
De sa jolie toison
Glisser entre ses seins
Ainsi qu'entre deux dunes
Descendre jusqu'à son gouffre
En sonder les abysses
Me saouler du nectar
Gisant entre ses cuisses
Obtenir ainsi d'elle
Des voluptés confuses
15 janvier 2009
Aucun express (Bashung)
Aucun express ne m'emmènera
Vers la félicité
Aucun tacot n'y accostera
Aucun Concorde n'aura ton envergure
Aucun navire n'y va
Sinon toi
Aucun trolley ne me tiendra
Si haut perché
Aucun vapeur ne me fera fondre
Des escalators au chariot ailé
J'ai tout essayé
J'ai tout essayé
J'ai longé ton corps
Epousé ses méandres
Je me suis emporté
Transporté
Par delà les abysses
Par dessus les vergers
Délaissant les grands axes
J'ai pris la contre-allée
Je me suis emporté
Transporté
Aucun landau ne me laissera
Bouche bée
Aucun Walhalla ne vaut le détour
Aucun astronef ne s'y attarde
Aucun navire n'y va
Sinon toi
Aucun express ne m'emmènera vers
la félicité
Aucun tacot n'y accostera
Aucun Concorde n'aura ton envergure
Aucun navire n'y va
Aucun
18 décembre 2008
Qui l'on aime...
Il n'existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l'on aime; pas de plus sûr refuge que l'âme secrète et tendre de qui l'on aime; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l'on aime.
Jean Simard
25 novembre 2008
A propos du nid...
C'est l'abbé qui fait l'église
C'est le roi qui fait la tour
Qui fait l'hiver? C'est la bise
Qui fait le nid? C'est l'amour
Victor Hugo
12 novembre 2008
A propos de la correspondance (Guitry)
Nous n'osons pas toujours nous dire dans les yeux jusqu'à quel point nous nous aimons. On a parfois moins de pudeur en écrivant. Les silencieux, les humbles même ont, la plume à la main des trouvailles charmantes et les bavards, en écrivant, disent des choses capitales en peu de mots.
Sacha Guitry
Demain, alors qu'enfin nous allons nous retrouver, tu pourras plonger tes yeux dans les abîmes de mon regard.Et les yeux dans les yeux je pourrai alors te murmurer "mon amour je t'aime" car cette pudeur dont Guitry parle, je ne l'ai plus avec toi.Entre nous, la mise à nu est totale. Merci de m'offrir cette intégralité si rare.
10 novembre 2008
Easydoor
A toi de voir mon explosion,
C'est le miroir de la passion,
Envie de croire à tes visions
Apprendre à voir nos évasions,
Parce que je vis, parce que je vis.
Joli miroir un peu blanchi,
Par ma mémoire et mes envies,
Si tu pars seul, Petit Ange fou
N'oublie pas mes deux ailes,
Pour nos rendez-vous,
Parce que je vis, parce que je vis.
Partir loin d'ici,
Pour explorer nos envies,
Voler un peu parmi ces cieux,
Parler parfois avec nos amoureux
Ca serait bien jusqu'à demain
Parce que je vis, parce que je vis
Joli miroir un peu blanchi,
Par ma mémoire et mes envies,
Si tu pars seul, Petit Ange fou
N'oublie pas mes deux ailes,
Pour nos rendez-vous,
Parce que je vis, parce que je vis.
05 novembre 2008
Subtilités de langue
Quand elle creuse les profondeurs de mon gouffre juteux, ta bouche n'est plus simplement qu'une bouche. Elle se métamorphose et devient autre.
Ce n'est plus ta bouche. C'est un outil. C'est un travail. De ce travail qui nous permet de révéler l'une des nombreuses incongruités de notre chère langue française, et par là même une subtilité de langage. Car oui le travail dont il est ici question, lorsqu'il est au pluriel, devient travails. Ce qui, convenons en, met au pilori les règles grammaticales de base de notre langue maternelle: un travail, des travaux.
Car quand il s'agit de ta bouche, et en eusse-tu plusieurs, ce travail là prendrait un S. Car un travail c'est aussi une structure, généralement en bois, pourvue de quatre piliers, utilisée pour tenir un animal récalcitrant, en général un cheval, auquel on veut, par exemple, mettre des fers. Le quadrupède est nerveux ou chatouilleux des jambes (car oui un cheval a des jambes et non pas des pattes, par pitié!), il faut donc le maintenir afin de pouvoir lui apporter des soins.
Ou, quand ta bouche butine mon sexe, je me transforme à mon tour et devient une furie, tel ces animaux difficiles, caractériels ou effrayés que l'on enserre dans un étau afin qu'ils ne bougent pas trop.
Car c'est alors un autre travail que tu mets en oeuvre. Celui de ta bouche, de tes lèvres, de ta langue, de tes dents, mais aussi de ton menton, de ton nez, de ton visage entier, et enfin de ton corps qui devient travail tant il te faut me tenir.
Sous la charge de ta langue qui fouille mes abysses, je faiblis et me laisse m'abandonner à ce plaisir dont je commence déjà à sentir l'escalade. Tes lèvres gourmandes aspirent les miennes et c'est alors un long gémissement de pâmoison que ma gorge décline, et je me sens alors chanceler un peu plus encore. Déjà mon corps n'obéit plus à mon intellect, qui bon cartésien qu'il est parfois tente de résister bravement. Mon corps se libère de cette contrainte pour ne laisser place qu'à ces flots de contentement dont tu m'abreuves. Je sens sur mon bouton de plaisir ton nez qui lui aussi cherche à m'amener dans l'abîme de la jouissance.Mais voilà que soudain tu cesses tes assauts alors que tu me sens au bord de la rupture. Mais alors c'est ta langue qui s'émancipe et devient souveraine de mon désir. Frénétique et insatiable, la voilà qui me lèche profondément, qui me pénètre, qui tourmente mon clitoris, qui le lichotte, qui se régale de ce jus cristallin qui s'épanche hors de moi, qui cisèle tel un orfèvre mon diamant enfiévré. Je ne tiens plus, je jouis dans ta bouche.
Mais tu ne saurai t'arrêter là et ta bouche continue de festoyer. Mon être ne veut céder à cette audace insensée: tu viens de me faire jouir mais tu veux me faire jouir encore.
Et c'est à ce moment que ton corps devient travail car nous livrons bataille. Un combat de titan. Je tente de me libérer de ton étreinte mais déjà tu resserres la pince dont je ne peux plus me dégager. Et tel un cheval, je rue, je me cabre, je tape même tant je veux briser mes chaînes. Pourtant, malgré les suppliques de mon corps, ce travail qu'est devenu le tien ne veut me délier.
Enfin, lorsque tu es plus que certain que ces derniers soubresauts de mes chairs sont bel et bien ceux de l'extase ultime, tu relâches enfin mon corps alors en décombres sur l'autel de nos plaisirs.
Dernières subtilités...celles de ta langue et non plus de langage.
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